Une heure plus tard, l'enchanteur pénétrait dans une des échoppes du quartier du Vieux Carré. Sur l’enseigne était inscrit, en lettres d’or, « La Plume Enchantée ». C’était ce genre d’échoppe que devaient fréquenter assidûment tous ceux qui s’intéressaient, de près ou de loin, à la magie. Une immense pièce, dans laquelle régnait un joyeux capharnaüm, se présenta à lui. Sur le sol étaient entreposés de grands coffres, dont on n’aurait su dire ce qu’ils renfermaient. Il y avait également de nombreux rayonnages sur lesquels reposait une quantité incroyable de grimoires neufs et anciens. Le long des murs, de larges étagères abritaient d’étranges objets tels que des cornes de guellupom, des pierres de lune ou des chaussettes ensorcelées. Il y avait aussi des collections de pots, de toute taille, sur lesquels étaient écrits des noms tels que « poudre d’étoile », « larmes de licorne » ou encore « écailles de dragon ».